J’ai toujours été passionné de westerns, de John Ford à Clint Eastwood en passant par Henry Hathaway, Howard Hawks, John Huston, John
Sturges ou Sam Peckinpah, j’en oublie sûrement, j’ai toujours rêvé de grands espaces, de « Monument Valley », d’Arizona torride où chevauchant mon fier mustang, je conquerrais ma Liberté dans un
soleil couchant, je chanterais « My Darling Clementine »...
Le Western est un élément majeur du cinéma, américain s’entend, en France c’est le cape et d’épée !
Même si le sujet semble inépuisable, il a aussi évolué en un autre style, le road movie, chevaux et diligences faisant place aux Harley et
autres Dodge Charger d’un « Vanishing Point » de légende.
La « contre culture » grâce à Dennis Hopper a enfourché la monture avec « Easy Rider », James William Guercio , (musicien, cineaste et
producteur du groupe Chicago),en a pris le contre pied avec le superbe « Electra Glide in Blue ».
Paysages, Harley, Rock, Guercio a beaucoup appris de John Ford, ce film est réac comme ses flics et mélancolique comme la chanson de fin «
Tell me » du merveilleux Terry Kath.
On l’oppose souvent à Easy Rider, ne serait-ce que par la scène où les motards s'entrainent à tirer sur l’affiche du dit film, mais
comme lui, il est un drame rempli d’humour et de quête de liberté et comme Easy Rider, les bikers, les motards meurent à la fin filmés par une caméra qui s’éloigne...
« Tell me about the sun
Tell me about the rain
Tell me about the fields
Tell me about the plains »
Terry Kath meurt aussi à la fin, d’un coup de six-coups, pendant une partie de Roulette Russe, il quitte la scène et sa vie en même
temps, un 23 janvier 1978, nous laissant orphelins d’une des plus belles guitares du monde du Rock.
La chanson est également un titre d’adieu et clôture la cinquième saison de « Miami Vice », Sonny et Rico se serrent la main sur le
toit de la Testarossa blanche, le douze cylindres vrombit...
Merde c’est déjà fini ?
Non je vous rassure, le rêve ne finit jamais.
« God Bless America »

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